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Rue Blomet – Paris 75015

publié par admin sur novembre 7, 2017
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La rue Blomet dans le 15ème arrondissement à Paris

 

Fiche technique de la rue Blomet

La rue Blomet du 15ème arrondissement parisien est situé entre deux grands axes majeurs : la rue Lecourbe la rue de Vaugirard. Bien que plus petite et plus étroite que ses voisines parallèles, la rue Blomet n’en est pas moins courtisée. Auparavant, son nom était celui des rues Eblé et Oudinot selon le plan Roussel de Paris effectué en 1730, puis elle devint « voie des Bruyères » à la Renaissance avec son prolongement vers le sud-ouest. La route menait de Saint-Germain-des-Prés à Issy. Il faut attendre 1863 pour que la rue Neuve Blomet et la voie des Bruyères fusionnent pour obtenir la rue Blomet que nous connaissons de nos jours. Elle relie la rue Lecourbe à la rue Saint-Lambert et croise respectivement la rue des Volontaires, la rue Cambronne, la rue du Général-Beuret, la rue de l’Abbé-Groult et la rue de la Convention.

Outre sa situation géographique centrale, la rue Blomet possède d’autres avantages indiscutables si l’on souhaite bénéficier d’un cadre de vie idéal. Parmi eux, on peut citer la grande piscine Blomet creusée en 1929 et alimentée par un puit artésien, mais l’Hôpital Cognaccq-Jay qui rassure et facilite la vie des locaux. La rue est également assez bien desservie en termes de transports puisqu’elle est accessible depuis les stations de métro Convention (ligne 12), Vaugirard (ligne12), Sèvres-Lecourbe (ligne 6) et Volontaires (ligne 12). Des bus circulent non loin de là dans des rues adjacentes.

 

Détail historique amusant

Les anciens plans de Paris ont été en partie détruits durant le règne de la Commune. On a toutefois retrouvé des papiers indiquant que la rue Blomet était en fait écrit avec l’orthographe « Plomet ». Cela fait sens puisque le mot « blomet » n’appartient pas au vocabulaire de l’ancien français utilisé à l’époque. « Plomet » serait quant à lui un dérivé de l’adjectif « plommet » qui signifie que la marchandise a été rendue conforme par un sceau en plomb.

 

De l’influence de l’église…

De son agréable verger en 1653 à ses ginguettes florissantes sous le règne de Louis XIV, La rue Blomet a toujours été un lieu où il faisait bon vivre. S’urbanisant lentement mais surement du nord au sud, les habitants ont trouvé en cette rue un repère enveloppant et protecteur qui leur permettaient d’exercer leur art, leur culte ou tout simplement d’échapper à la pression sociale en se détendant dans un troquet.

Ce lieu est imprégné d’un héritage catholique tant par ses églises que par ses écoles. On y trouve l’Ecole normale catholique de Paris au n°5. Cet établissement permet aux enfants de suivre un enseignement religieux de la petite école jusqu’au lycée. Non loin de là se trouve la chapelle et le patronage Notre-Dame du Lys au n°7. Au 124 de la rue, le petit square ombragé de la Paroisse Saint-Lambert de Vaugirard offre un cadre agréable à ce lieu de culte. L’église existe depuis 1853. François Truffaut l’avait mis en lumière en filmant le parvis de l’église dans une des scènes de son film « La mariée était en noir ». L’influence religieuse est telle qu’une communauté de jésuites à même élu domicile au 128. Plus loin, au 136, admirez les magnifiques vitraux de la chapelle néo-gothique de la clinique Blomet (chapelle des sœurs Sainte-Marie-de-la-Famille) construite vers 1890.

 

… à la tendance artistique

Contre toute attente, l’influence religieuse de la rue s’est totalement bien adaptée aux différents courants artistiques qui se succédèrent, siècles après siècles. La rue Blomet, initialement, était un repère d’artisans d’art qui perpétuaient la tradition de la reliure, la dorure, l’imprimerie au plomb, l’ébénisterie, et l’encadrement. Forte de cette tendance artistique, la rue a toujours bénéficié d’une bonne réputation et attirée le beau monde. Depuis le n°12 de la rue Blomet, on est déjà plongé dans l’Art nouveau, avec un immeuble en brique dont la porte est composée d’une double ogive asymétrique. Plus loin, le n°33 est certainement le lieu le plus intrigant de la rue car il était autrefois le « Bal Nègre », un haut lieu du Montparnasse des années folles. Rebaptisé désormais « le Bal Blomet », le cabaret d’art et club de jazz n’a rien perdu de son prestige et propose toujours une programmation décloisonnée, accessible à tous. Plus loin, au 41, l’artiste Renée Béja avait transformé l’endroit en atelier de peinture, juste à côté de ceux des peintres Pablo Gagallo et Joan Mirò. Ces ateliers ont depuis été détruits et réhabilités en square nommé « l’Oiseau lunaire ». Au 48, l’écrivaine et sculptrice Barbara Chase-Riboud y fît aussi son premier atelier. Le peintre Paul Gauguin vécu également quelques temps dans la rue au 109, tout comme l’écrivain Léon Bloy qui séjourna au 127. Bien d’autres architectes, sculpteurs ou encore céramistes célèbres travaillèrent et vécurent dans cette rue mais il serait inutile de tous les citer.

 

Autant de preuves qui nous font dire que la rue Blomet n’est pas une simple rue, mais une véritable source d’inspiration. Ses nombreuses qualités lui permettent de bénéficier d’un prix au mètre carré allant de 7 447 € et 10 604 € pour les appartements et de 5 946 € à 24 929 € pour les maisons.