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Rue de l’Abbé Groult – Paris 75015

publié par admin sur novembre 7, 2017
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 La rue de l’Abbé Groult dans le 15ème arrondissement de Paris

 

Fiche technique de la rue

La rue de l’Abbé-Groult se situe dans le 15ème arrondissement parisien. Comme beaucoup d’autres rues du quartier, elle est un ravissement pour les yeux. Un mélange de moderne et d’ancien qui nous embarque dans une autre époque, celle-là même que l’on entrevoit chez les bouquinistes des quais de Seine et qui nous laisse rêveurs : les années 1900. D’une longueur de 1 080 mètres, la rue est de taille moyenne. Sa largeur par contre diffère selon l’endroit où l’on se trouve. Ainsi, son minium est de 10 mètres de large pour un maximum allant jusqu’à 24 mètres.

La rue débute de la place Etienne-Pernet pour se terminer à la place Charles-Vallin. Son prix au m2, pour un appartement, est estimé entre 7 338 € et 10 136 €. Concernant les maisons, le prix au m2 oscille quant à lui entre 6 768 € et 19 598 €, selon les adresses et le type de bâtiments.

Il existe plusieurs moyens pour rejoindre la rue de l’Abbé Groult. Il est possible d’emprunter la ligne de métro 12 en s’arrêtant à Vaugirard ou Convention, la ligne 8 en s’arrêtant à Felix Faure, ou Commerce ainsi que la ligne 10 avec l’arrêt Avenue Emile Zola. Des bornes de velib et autolib sont aussi présentes dans la rue. Son aménagement a été fait de telle manière que l’on puisse trouver des places de parking relativement aisément tout au long de l’axe.

 

Un peu d’histoire

L’origine de son nom lui vient du temps où le 15ème arrondissement appartenait en grande majorité à l’église. De ce fait, la rue porte le nom d’un des bienfaiteurs de l’ancienne commune de Vaugirard, à savoir l’Abbé Groult d’Arcy (1760 à 1843), qui aurait offert gracieusement la rue à la commune en échange qu’elle obtienne son nom. A l’époque, en 1820, l’abbé Nicolas Groult d’Arcy fait l’acquisition d’une grande propriété se situant entre la rue Blomet et la rue Vaugirard. Alors enseignant à la Sorbonne, et supérieur d’une maison d’éducation pendant la Restauration, cet intellectuel décide de créer des logements sur sa propriété pour ses pensionnaires. Il siègera aussi plus tard au conseil municipal de Vaugirard. A son décès, il légua son terrain sur lequel l’église Saint-Lambert de Vaugirard y avait été construite. Avant d’être nommé en 1868 par le nom que nous lui connaissons désormais, la voie s’est consécutivement appelée selon ses portions : rue du Transit, rue Basse-du-Transit, rue Groult-d’Arcy, Rue Haute-du-Transit.

 

Promenons-nous dans la rue

La rue a récemment défrayé la chronique puisqu’elle a hébergé, au 99, le QG du mouvement « En marche ! » du Président de la République Emmanuel Macron de 2016 à 2017. L’occasion de remettre un coup de projecteur sur ce lieu encore trop méconnu. Dès le début, la beauté de la rue est saisissante avec ses superbes façades haussmanniennes. On se sent totalement attiré par cette allée qui représente parfaitement les caractéristiques esthétiques de la Belle Epoque. Après avoir passé les premiers mètres à lever la tête de parte et d’autre de la rue, vous pouvez enfin l’abaisser au numéro 60 sur une charmante petite devanture d’époque. Vous en trouverez également une autre quelques pas plus loin, au 64, avec de superbes moulures. Mais la combinaison parfaite réside au 84 de la rue : un magnifique atelier d’époque tout en bois trône devant vous, témoignage d’une maîtrise parfaite d’un maître ébéniste et de finitions délicates. On aime aussi beaucoup les lanternes typiques du premier étage qui renforce l’aspect rétro de l’immeuble déjà ancien. A côté, au 83, on peut aussi noter que l’héritage religieux reste présent avec les locaux de la Congrégation et le siège social des Sœurs de Saint-Joseph-de-l’Apparition, situé à la place de l’ancien pensionnat de l’Œuvre des bons-enfants. En vous retournant, vous découvrirez de l’autre côté de la rue des anciens immeubles coupés nous laissant entrevoir leur construction intéressante, faites de pierres de couleurs et de briques chaleureuses. Continuez votre promenade hors du temps jusqu’au numéro 95 et profitez de la couleur rouge du bâtiment du 94. A partir de cet endroit, la rue s’élargie un peu plus. Une cascade de verdure descend d’un pan de mur au 98 bis attirant notre regard ensuite vers de superbes balcons en fer forgés figés sur de très belles moulures, et donnant un caractère romantique à l’immeuble. En continuant votre descente, vous pourrez observer à nouveau une autre échoppe, celle de l’ancienne bibliothèque de la rue. Votre marche se poursuivra ensuite allègrement au gré des bâtiments détonants. Le coup d’œil devant le passage Dombasle vaut aussi la peine d’être retenu. L’angle de vue nous présente une charmante petite voie pavée qui nous laisse rêveur. Enfin, continuez de déambuler jusqu’à l’aval de la rue et vous aurez enfin terminé votre voyage dans le temps.